Groupe UDI, Centristes et Apparentés Région Auvergne-Rhône-Alpes

Face au MERCOSUR, la Région défend ses agriculteurs.

Alors que les accords commerciaux internationaux se multiplient, notamment avec le Mercosur et plus récemment avec l’Australie, l’Union européenne accélère l’ouverture de ses marchés agricoles dans un contexte déjà marqué par une crise profonde du secteur. Ces orientations soulèvent des inquiétudes légitimes : elles exposent nos filières à une concurrence internationale qui ne respecte pas toujours les mêmes exigences sanitaires, environnementales et sociales que celles imposées à nos agriculteurs.

Face à ces déséquilibres, notre groupe réaffirme avec force la nécessité de défendre une agriculture française et européenne de qualité, fondée sur des savoir-faire reconnus, des normes exigeantes et un ancrage territorial fort.

« Comme au football, on ne peut pas jouer un match sérieux si les règles ne sont pas les mêmes pour tous. Et aujourd’hui, ce n’est pas seulement une question de niveau… c’est une question de règlement. Nos agriculteurs respectent des normes strictes sur les pesticides, les engrais, le bien-être animal, la qualité des produits…  Et dans le même temps, nous importons des produits qui ne respectent pas ces exigences. Ce n’est pas soutenable. Et nous ne pouvons que dénoncer cette concurrence déloyale. » Claude Aurias

Nous saluons la position de la Région Auvergne-Rhône-Alpes, qui fait le choix d’agir concrètement en faveur de la souveraineté alimentaire, de l’économie de proximité et d’une écologie pragmatique, notamment en renforçant la place des produits régionaux dans la restauration collective. Défendre nos agriculteurs, c’est défendre un modèle, un équilibre et une certaine idée de notre territoire.

« Nos agriculteurs respectent des normes strictes sur les pesticides, les engrais, le bien-être animal, la qualité des produits…  Et dans le même temps, nous importons des produits qui ne respectent pas ces exigences. Ce n’est pas soutenable ! » Claude Aurias

Intervention de Claude Aurias

Monsieur le Président,

Chers collègues,

L’Europe avance. Elle avance vite. Mais elle avance parfois sans regarder ce qu’elle fragilise.

Ces dernières semaines encore, elle a accéléré — avec le Mercosur, mais aussi avec l’accord avec l’Australie adopté le 24 mars — en ouvrant davantage nos marchés, sans toujours prendre en compte ce qui fait la force de notre agriculture : notre savoir-faire, notre exigence et notre modèle.

Car le vrai sujet, au fond, c’est celui des règles.

Comme au football, on ne peut pas jouer un match sérieux si les règles ne sont pas les mêmes pour tous. Et aujourd’hui, ce n’est pas seulement une question de niveau… c’est une question de règlement.

Nos agriculteurs respectent des normes strictes sur les pesticides, les engrais, le bien-être animal, la qualité des produits…

Et dans le même temps, nous importons des produits qui ne respectent pas ces exigences.

Pire les consommateurs français ne consomment pas ces produits.

Ce n’est pas soutenable. Et nous ne pouvons que dénoncer cette concurrence déloyale.

Et c’est aussi un déséquilibre croissant entre ce que nous importons et ce que nous exportons, au détriment de nos filières.

Ne nous étonnons pas que la balance commerciale soit passée en dessous de 0.

Au-delà de l’inquiétude, il y a aujourd’hui une attente forte de respect et de reconnaissance pour l’agriculture française et européenne.

Une agriculture de qualité, exigeante, ancrée dans ses territoires,
qui fait vivre nos paysages, notre économie et notre souveraineté alimentaire.

Alors oui, dans ce contexte, nous saluons la position claire prise par notre Région.

Une position qui assume de défendre : la souveraineté alimentaire, l’économie de proximité et une écologie de bon sens. Dans la continuité des actions concrètes engagées par la Région depuis 10 ans maintenant.

Ce matin encore, la centrale d’achat régionale actée est un exemple concret de notre politique et de notre engagement envers l’agriculture. Car c’est un levier puissant pour structurer les filières locales et sécuriser la production de nos agriculteurs.

Et avec ce rapport, en boycottant les produits du Mercosur, nous agissons encore plus dans nos achats publics, en privilégiant les productions locales avec un objectif de 80 % de produits régionaux dans les cantines de nos lycées pour garantir à nos lycéennes et lycéens une alimentation de proximité, de qualité traçable.

C’est ainsi que nous soutenons concrètement nos filières et nous structurons nos approvisionnements.

C’est exactement le sens de l’action publique que nous devons porter : protéger sans opposer, soutenir sans exclure, mais toujours refuser les distorsions de concurrence.

Car nos agriculteurs ne demandent pas des privilèges, ils demandent seulement des règles justes.

Et sur ce point, ils peuvent compter sur nous, comptez sur les actions de notre Région.

Je vous remercie.

 

Assemblée plénière du 2 avril 2026 de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

 

Face au MERCOSUR, la Région défend ses agriculteurs / rapport n° : 2026-04 – 05-106951

Thématique : Agriculture, alimentation, viticulture et forêts