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Groupe UDI, Centristes et Apparentés Région Auvergne-Rhône-Alpes

Rapport d’orientation budgétaire : une ambition maintenue et un cap clair pour Auvergne-Rhône-Alpes.

À l’occasion de l’Assemblée plénière du 22 octobre 2026, la Région Auvergne-Rhône-Alpes présente ses orientations budgétaires pour 2027 dans un contexte national marqué par les incertitudes économiques et les nouvelles contraintes imposées aux collectivités, la Région entend maintenir 1,5 milliard d’euros d’investissements, tout en préservant ses équilibres financiers et la stabilité de sa dette.

Pour les élus du groupe UDI, Centristes et Apparentés, la bonne gestion n’est pas une fin en soi : elle doit permettre à la Région de rester un point d’appui pour les habitants, les entreprises et les communes.

Christophe Geourjon a ainsi défendu une vision qui conjugue proximité et ambition à long terme : faire d’Auvergne-Rhône-Alpes une région qui compte en Europe, tout en restant attentive aux besoins de chaque territoire. Une responsabilité qui dépasse l’horizon budgétaire de 2027, notamment avec la préparation des Jeux olympiques et paralympiques de 2030, dont l’héritage doit contribuer durablement à l’aménagement et à l’accessibilité des territoires.

Face aux contraintes financières imposées par le Gouvernement, notre Région tient ses équilibres pour continuer à investir massivement, accompagner ses territoires et préparer l’avenir, bien au-delà de 2030

Christophe Geourjon – Conseiller régional du Rhône Métropole

Intervention de Christophe Geourjon - Conseiller régional du Rhône Métropole

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Un débat d’orientations budgétaires peut facilement devenir une succession de chiffres, de ratios et de politiques publiques.

Mais derrière ces chiffres, il y a surtout une question : quel rôle voulons-nous donner à notre Région dans les années qui viennent ?

Dans un monde instable, dans un pays où les collectivités doivent composer avec des recettes plus incertaines et des décisions nationales qui pèsent directement sur leurs marges de manœuvre, nous avons besoin d’une Région qui soit un point d’appui.

Une Région capable de tenir ses équilibres pour continuer à agir.

En 2027, nos recettes de fonctionnement devraient reculer, alors même que les mesures annoncées dans le projet de loi de finances représenteraient environ 105 millions d’euros de recettes en moins pour Auvergne-Rhône-Alpes. Pourtant, notre ambition reste de maintenir près de 1,5 milliard d’euros d’investissements, avec une dette directe stable et une capacité de désendettement inférieure à trois ans.

C’est là tout le sens de la bonne gestion : elle n’est pas une fin en soi. Elle est ce qui nous permet de rester libres de nos choix, être capables d’investir et d’être agile dans nos ambitions.

Auvergne-Rhône-Alpes est au cœur de l’Europe. Une grande région industrielle, alpine, transfrontalière, traversée par des axes majeurs, engagée dans des secteurs stratégiques comme la santé, le nucléaire, la défense, la microélectronique ou l’intelligence artificielle.

Nous ne voulons pas être une Région spectatrice de l’Europe. Nous voulons être une Région qui y compte.

Mais compter en Europe ne signifie pas s’éloigner des habitants.

Au contraire.

Notre force doit être de penser à l’échelle européenne tout en agissant à l’échelle de la vie quotidienne.

Une rame de TER remplacée, un lycée rénové, une entreprise qui relocalise sa production, une commune qui peut réaliser son projet, un centre de santé qui ouvre, un agriculteur qui peut investir : c’est là que les grandes orientations prennent leur sens.

C’est aussi pour cela que nous regardons déjà au-delà de 2027.

Ce mandat entre progressivement dans sa dernière ligne droite. Mais notre responsabilité ne s’arrête évidemment pas à mars 2028.

Les décisions que nous prenons aujourd’hui concernent 2030, 2035, parfois bien au-delà.

Les Jeux olympiques et paralympiques de 2030 en sont probablement le meilleur exemple.
Ils ne doivent pas être simplement l’organisation d’un grand événement sportif. Les Jeux sont une échéance ; l’héritage est le projet.

Leur préparation doit être un accélérateur d’aménagement du territoire, d’économie et d’emploi pour améliorer les mobilités, moderniser les gares et les pôles d’échanges, renforcer l’accessibilité, accompagner les stations de montagne et préparer des équipements utiles bien au-delà de 2030.

Mais cette logique d’aménagement ne commence pas avec les Jeux. Depuis 2016, la Région a fait le choix d’être présente auprès des communes, d’écouter leurs besoins et d’accompagner leurs projets. Cette proximité doit rester notre boussole : un grand projet régional n’a de sens que s’il améliore concrètement la vie dans une vallée, un bourg, une ville ou un quartier.

C’est ainsi que nous voulons préparer 2030 : non pas construire pour quelques semaines, mais investir aujourd’hui dans des territoires plus accessibles, mieux reliés et plus attractifs pour longtemps.

Car la réussite des Jeux se mesurera encore dix ans après, dans ce qu’ils auront laissé à ceux qui vivent ici.

 

C’est cela le rôle d’une Région : être garante du temps long sans jamais perdre de vue le quotidien.

Garante de nos équilibres pour pouvoir investir.

Garante de la continuité des politiques publiques lorsque l’environnement devient incertain.

Garante aussi d’un développement qui ne choisit pas entre métropoles et ruralité, entre industrie et environnement, entre grands projets et proximité.

Voir loin, rester proche.

C’est, pour notre groupe, le cap que doit conserver Auvergne-Rhône-Alpes en 2027 — et bien au-delà.

Le groupe UDI, Centristes et Apparentés votera donc en faveur de ce rapport.

Je vous remercie.

 

Assemblée plénière du 22 octobre 2026 de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

 

La Région soutien ses associations / rapport n° : AP-2026-10 – 11-113651

Thématique : Vie associative