Groupe UDI, Centristes et Apparentés Région Auvergne-Rhône-Alpes
Avec 23 stations thermales, Auvergne-Rhône-Alpes dispose d’une filière qui contribue à la vitalité économique de nombreux territoires. Mais derrière cette richesse, les fragilités sont réelles : baisse de fréquentation, équilibres économiques parfois délicats et nécessité de diversifier l’offre. Les deux rapports de la Chambre régionale des comptes consacrés au thermalisme permettent de mieux mesurer ces enjeux, tout en éclairant le rôle joué par la Région pour accompagner les stations.
Entre 2017 et 2025, plus de 100 millions d’euros ont été mobilisés en faveur des stations thermales et de leur environnement, dont 35 millions directement consacrés au thermalisme. Modernisation des établissements, amélioration des équipements et aménagement des espaces environnants : ces investissements témoignent d’un engagement régional constant. Les rapports soulignent également l’importance de mieux suivre les résultats des aides publiques et de renforcer l’évaluation des politiques menées.
Pour les élus du groupe UDI, Centristes et Apparentés, cet effort doit s’inscrire dans la durée. Il faut accompagner la transformation de la filière, mieux mesurer les effets des investissements et soutenir la diversification, sans fragiliser davantage des établissements dont dépendent aussi des emplois, des commerces et l’activité de nombreuses communes.
Cet engagement se traduit également dans le débat national. Face aux menaces pesant sur le remboursement des cures thermales, Marie-Pierre Montoro Sadoux et le groupe se sont mobilisés pour défendre leur maintien, essentiel pour les patients comme pour l’économie des stations. Alors que l’évaluation du service médical rendu des cures thermales est en cours, le groupe appelle à une méthode cohérente : disposer des conclusions scientifiques avant de prendre des décisions susceptibles de bouleverser le financement de la filière.
Le thermalisme est une richesse pour notre région, mais c’est aussi une filière fragile, surtout lorsque le remboursement des cures thermales est menacé par le Gouvernement.
Marylène Millet – Conseillère régionale du Rhône Métropole
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Cette délibération présente deux rapports de la Chambre régionale des comptes qui nous disent finalement quelque chose de très simple : le thermalisme est une richesse pour notre région, mais c’est aussi une filière fragile.
Une richesse d’abord, parce qu’en Auvergne-Rhône-Alpes ce sont 23 stations thermales, des milliers d’emplois et des communes dont l’activité économique dépendent en partie. C’est pourquoi, la Région a investi plus de 100 millions d’euros depuis 2017 pour moderniser les établissements, accompagner les stations et préparer leur avenir.
Mais c’est aussi une filière fragile. La fréquentation des cures conventionnées reste inférieure à son niveau d’avant la crise du COVID et plusieurs stations sont aujourd’hui confrontées à des équilibres économiques particulièrement délicats.
Ces réalités, Marie-Pierre Montoro Sadoux les connaît bien. En tant que vice-présidente en charge du thermalisme, elle a été sur le terrain, station après station, pour rencontrer les élus, les professionnels, accompagner les projets et entendre leurs difficultés. Et avec notre groupe, elle s’est déjà fortement mobilisée l’année dernière lorsque le remboursement des cures thermales était menacé.
Or cette question revient aujourd’hui avec force. Dans le cadre du PLFSS pour 2027, le Gouvernement envisage une nouvelle fois d’économiser 200 millions d’euros sur les cures thermales, avec un transfert de charge vers les complémentaires santé.
Sauf que, le Gouvernement a lui-même saisi la Haute Autorité de santé pour évaluer scientifiquement le service médical rendu des cures thermales, comme nous l’avions demandé dans un vœu en octobre 2026. Les conclusions complètes sont attendues fin 2027, afin précisément d’éclairer les décisions futures. Et pourtant, dès aujourd’hui, il envisage d’en modifier profondément le financement.
Cette contradiction dans le calendrier nous interroge : comment décider avant même d’avoir achevé l’évaluation que l’on a soi-même demandée ?
Pour nous, la méthode doit être simple : évaluer d’abord, décider ensuite.
Car derrière une ligne de remboursement, il y a bien sûr des patients. Mais il y a aussi des emplois, des commerces, des hébergements, des communes rurales et de montagne, et parfois tout un territoire qui vit autour de cette activité.
Alors oui, accompagnons la transformation du thermalisme, améliorons son suivi, diversifions son offre. Mais ne fragilisons pas davantage une filière qui a précisément besoin de stabilité pour réussir cette transformation.
Je vous remercie.
Assemblée plénière du 22 octobre 2026 de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
La Région soutien ses associations / rapport n° : AP-2026-10 – 11-113651
Thématique : Vie associative