Groupe UDI, Centristes et Apparentés Région Auvergne-Rhône-Alpes
Dans un contexte national marqué par une forte dégradation des finances publiques et une pression accrue sur les collectivités, la Région Auvergne-Rhône-Alpe, fait le choix de la responsabilité et de l’action. Alors que l’État impose aux collectivités un effort de 4,7 milliards d’euro, et remet en cause l’autonomie financière des Régions par le gel de la TVA, la majorité régionale présente un Budget primitif 2026 solide, ambitieux et sincère.
Avec un budget total de 9,38 milliards d’euros, dont 5,5 milliards en fonctionnement et 3,86 milliards en investissement, la Région parvient à maintenir un niveau d’investissement élevé — 1,6 milliard d’euros — tout en maîtrisant strictement ses dépenses de fonctionnement (+1 % seulement). C’est la règle D’or de notre collectivité !
L’épargne brute atteint 827 millions d’euros, soit un taux supérieur à 23 %, et l’endettement reste inférieur à 4 années, confirmant la trajectoire de bonne gestion engagée depuis près de dix ans et saluée par une notation financière AA+, trois crans au-dessus de celle de l’État. Des indicateurs clés de la bonne santé de notre Région.
Les é lus UDI, Centristes et Apparentés soutiennent pleinement ce budget, qui permet de continuer à investir massivement dans les mobilités, les lycées, l’économie productive, l’agriculture, la santé et l’aménagement des territoires, sans augmenter les impôts.
Ils portent également une parole claire au niveau national : face à une perte de 170 millions d’euros pour la Région dès 2026 liée aux décisions du projet de loi de finances, il est indispensable de redonner aux territoires des ressources dynamiques et des leviers adaptés à leurs missions.
« Ce Budget 2026 illustre une conviction forte : quand les Régions sont bien gérées et responsabilisées, elles sont capables d’investir, d’innover et de préparer l’avenir au service de tous les habitants. » Christophe Geourjon
Monsieur le Président,
Chers collègues,
Le budget que nous votons aujourd’hui, je dirais qu’il est surtout solide contenu du contexte politique et économique de notre pays. Il est surtout solide sur les équilibres et profondément tourné vers l’avenir.
C’est un budget d’action, mais aussi un budget de responsabilité. Et dans le contexte national que nous connaissons tous, ce n’est pas une prouesse anodine.
En effet, nous traversons une période budgétaire nationale catastrophique, l’écran affiché dans l’hémicycle est alarmant et affolant l’État demande aux collectivités un effort historique qui s’élève à 4,7 milliards d’euros. Et pourtant, ce ne sont pas les collectivités – avec leur rôle central de service public de proximité – qui creusent le déficit public. Je tiens à rappeler, comme le fait très bien ce rapport, qu’elles ne représentent que 0,6 % du déficit national !
Dans ce climat, alors que beaucoup de régions auraient reculé, la nôtre avance.
Malgré la perte de 170 millions d’euros liée aux décisions nationales – le DILICO en premier rang – et au gel de la TVA. Malgré un contexte instable et une inflation qui pèse sur tous les postes, Monsieur le Président, Monsieur le Vice-Président – vous nous présentez aujourd’hui un budget qui reste offensif. Et, nous en sommes conscients, ce n’est pas un petit exploit.
Nous maintenons une épargne brute de 827 millions d’euros, l’une des plus élevées de France. Nous gardons un taux d’épargne supérieur à 23 %. Nous conservons un endettement inférieur à 4 années, et ce qui nous vaut, à juste titre, une notation AA+ par Standard & Poor’s — trois crans au-dessus de celle de l’État.
Tout cela a été dit sans augmenter les impôts.
Voilà ce que signifie une gestion responsable : tenir les équilibres sans renoncer à nos priorités.
Et quelles priorités ! Ce budget donne de la force à toutes les politiques.
C’est un budget qui assume une vision : une Région qui protège, une Région qui investit, une Région qui voit loin.
Dans un pays où la confiance publique est fragile, notre Région démontre qu’on peut conjuguer rigueur et volonté, gestion et visions stratégique, responsabilité et action.
Cependant, nous, élus UDI, Centristes et apparentés, sommes réalistes. Et nous savons aussi dire quand les décisions nationales mettent nos territoires en difficulté.
Aujourd’hui, l’État doit entendre un message simple : les Régions ne peuvent pas continuer à assumer seules des charges toujours plus lourdes, avec toujours moins de ressources. Le PLF et le PLFSS 2026, tel qu’ils sont conçus, ignorent trop souvent les réalités du terrain. Ils fragilisent des politiques publiques essentielles.
Pour commencer, le PLF présenté par le gouvernement décide d’assécher une ressource qui représente près de 60 % des recettes de fonctionnement des Régions.
En transformant la fraction de TVA-DGF en une dotation globale figée et en annexant la TVA-CVAE au taux d’inflation, ce n’est pas une simple décision technique présentée, mais bien un choix politique assumé : celui de compromettre directement l’autonomie financière des Régions.
Autrement dit : même quand l’économie se développe, les finances des Régions n’en bénéficierons plus 219 M€ de perte de recette annule, recette pourtant indispensable pour investir, planifier et agir dans la durée.
Nous le disons calmement, mais fermement : on ne peut pas demander aux Régions d’investir dans les mobilités, l’éducation, la transition écologique ou la réindustrialisation, tout en leur retirant les moyens dynamiques de le faire.
La Région Auvergne–Rhône-Alpes, grâce à sa gestion rigoureuse depuis maintenant 10 ans, absorbe encore ce choc. Mais toutes les Régions ne le pourront pas. Et surtout, ce modèle n’est pas soutenable à long terme.
Dans ce contexte, les élus UDI, Centristes et apparentés ne se contentent pas de constater. Nous sommes dans une démarche proactive : nous cherchons des solutions et nous défendons les intérêts concrets de notre Région.
D’abord, sur le financement des mobilités et des territoires, avec la taxe sur les petits colis – dont je vous ai parlé en début d’après-midi – qui est exactement le type de ressource moderne et cohérente dont les territoires ont besoin.
Ensuite, je veux saluer l’engagement de Marie-Pierre Montoro-Sadoux, pleinement mobilisée pour le maintien du remboursement des cures thermales. Nous nous réjouissons de l’annonce d’Amélie de Montchalin, ministre déléguée aux comptes publics, qui a confirmé en ce début de semaine le retrait de tout projet de décret mettant en péril ce secteur de santé publique accessible, levier majeur de développement de notre territoire.
C’est cela, être centristes : être responsables, mais jamais résignés.
Construire des solutions, défendre nos territoires et rappeler à l’État que la réussite nationale passe d’abord par la réussite locale
Ce que nous demandons, ce n’est pas plus d’argent pour dépenser plus.
C’est simplement de la cohérence, du respect et une vision partagée pour la réussite des territoires.
Parce que la Région Auvergne–Rhône-Alpes, elle, fait sa part. Elle investit, elle innove, elle protège et elle développe. Et nous continuerons de le faire.
Mais nous continuerons aussi de dire haut et fort que les territoires ne peuvent pas être la variable d’ajustement des politiques nationales.
Et puis, avant de conclure, il y a une réflexion plus profonde qui traverse aujourd’hui le débat public sur l’avenir de notre pays : l’idée d’un fédéralisme à la française, comme l’aime à le dire Jean-Louis Borloo et relayée dans certains débats institutionnels. Cette proposition ne consiste pas à affaiblir l’État républicain, mais au contraire à clarifier et moderniser l’organisation de la République, en donnant aux collectivités — notamment aux régions — une responsabilité réelle et des moyens adaptés à leurs missions.
Dans ce schéma, les compétences seraient définies de façon plus nette entre l’État et les niveaux territoriaux, et chaque niveau disposerait des ressources nécessaires pour les exercer. Cela répond à un constat partagé : la France est aujourd’hui trop centralisée, mais aussi trop désorganisée, ce qui rend l’action publique coûteuse, lente et peu lisible. Donner plus d’autonomie et plus de responsabilité financière aux régions, tout en recentrant l’État sur ses missions régaliennes, pourrait permettre une action publique plus efficace et plus proche des besoins des citoyens ainsi que des acteurs économiques.
Nous ne disons pas que c’est simple. Mais nous affirmons que la France de demain a besoin de plus de responsabilités et de moyens pour ses territoires, pas de moins. Et cette réflexion sur le cadre institutionnel est parfaitement cohérente avec ce que nous constatons chaque jour ici : quand on donne des moyens responsables aux Régions, elles innovent, elles investissent, elles protègent nos concitoyens et elles préparent bien évidement l’avenir.
Oui, la France a besoin d’un État fort, mais la France a aussi besoin de Régions dynamiques et autonomes. Notre Région Auvergne-Rhône-Alpes montre que ce modèle fonctionne : une Région bien gérée, capable d’investir, d’innover et de préparer l’avenir de ses territoires.
Le groupe UDI, centristes et apparentés votera avec satisfaction ce budget 2026, un projet ambitieux pour la région Auvergne-Rhône-Alpes.
Je vous remercie.
Assemblée plénière du 18 et 19 décembre 2025 de la Région Auvergne-Rhône-Alpes
Budget primitif 2026 : poursuivre notre ambition pour l’avenir de nos territoires / rapport n° : AP-2025-12-01-102484
Thématique : Finances et administration générale