Groupe UDI, Centristes et Apparentés Région Auvergne-Rhône-Alpes

Budget 2026 : une fiscalité stable pour protéger nos entreprises et financer l’avenir

Dans un contexte de fortes tensions budgétaires pour les collectivités et de besoins d’investissements massifs pour les mobilités du quotidien, la Région Auvergne-Rhône-Alpes fait le choix de la responsabilité : ne pas augmenter la fiscalité, ni pour les entreprises, ni pour les habitants.

En refusant d’activer le Versement Mobilité Régional, la Région assume une position claire et constante. Mais, les besoins financiers pour développer la mobilité en France sont colossaux et refuser une taxe supplémentaire ne signifie pas rester immobile. Bien au contraire !

Depuis plus d’un an, les élus UDI, Centristes et apparentés portent une proposition alternative, juste et équilibrée : faire contribuer les géants du e-commerce, dont l’activité génère des coûts importants pour les infrastructures de transport, afin de financer le développement des mobilités et soutenir les commerces de proximité.

Ce travail de fond a porté ses fruits. Proposée lors de la conférence nationale Ambition France Transport, notre proposition est aujourd’hui reprise au niveau national et intégrée au débat parlementaire dans le cadre du Projet de loi de finances sous le nom de « taxe sur les petits colis ». Une avancée majeure, qui démontre qu’il est possible de financer les mobilités sans alourdir la fiscalité locale, tout en défendant l’équité entre acteurs économiques et la vitalité de nos territoires.

« À notre niveau, nous avons ouvert la voie en apportant une solution et démontré qu’il est possible de financer l’avenir sans jamais alourdir la fiscalité de nos entreprises régionales. » Christophe Geourjon

« Refuser d’augmenter la fiscalité ne signifie pas rester immobile : avec la taxe petits colis, nous proposons des solutions justes pour financer les mobilités et protéger nos commerces. » Christophe Geourjon

Intervention de Christophe Geourjon

Monsieur le Président,

Chers collègues,

Avec ce rapport, notre Région confirme une ligne claire, constante et exemplaire : ne pas augmenter la fiscalité et ne pas activer le Versement Mobilité Régional alors même que les dispositifs financiers des SERM ne sont pas encore connus. C’est un choix politique fort, cohérent et profondément responsable dans un contexte où les entreprises, en particulier les petites entreprises, sont déjà sous très forte pression.

Et le Budget primitif que nous voterons juste après nous le montrera clairement : face à des contraintes budgétaires de plus en plus fortes pour les collectivités, nous ne pouvons pas rester immobiles.  Au contraire : depuis mars, notre groupe porte une proposition alternative, juste et moderne pour financer les mobilités du quotidien sans taxer davantage nos entreprises locales et notre production industrielle locale : une contribution spécifique sur les géants du e-commerce, dont l’explosion des livraisons génère des coûts massifs pour nos infrastructures.

Les élus UDI, Centristes et Apparentés sommes fiers d’avoir porté cette proposition lors de la conférence national Ambition France Transport, depuis elle a été intégrée au Projet de loi de finances et elle est actuellement débattue à l’Assemblée nationale et au Sénat sous le nom de taxe sur les petits colis.

Ce n’est pas anodin. Les besoins nationaux sont immenses : 1,5 milliard d’euros d’investissement sont nécessaire pour la modernisation du réseau ferroviaire d’ici 2028 ; plus de 25 milliards d’euros à horizon 2040 pour le développement des 26 SERM labelisés dans le pays.  Rien que le CPER Mobilités, étudié ce matin, mobilise 1 milliards d’euros pour développer le ferroviaire sur notre région.

Cependant, pour être réellement utile, cette taxe nationale doit maintenant être fléchée : vers les investissements de mobilité, afin de garantir un financement pérenne et équitable ; et vers le soutien aux commerces de proximité, qui subissent de plein fouet la concurrence déloyale du e-commerce.

A notre niveau, nous avons ouvert la voie. Nous avons apporté une solution, reconnue et reprise au niveau national. Et surtout, nous avons démontré qu’il est possible de financer l’avenir sans jamais alourdir la fiscalité de nos entreprises régionales.

C’est une excellente nouvelle pour nos territoires, pour nos habitants et pour une Région qui continue, année après année, à défendre une fiscalité stable, lisible et protectrice.

Je vous remercie.

Assemblée plénière du 18 et 19 décembre 2025 de la Région Auvergne-Rhône-Alpes

 

Budget 2026 : aucune augmentation de la fiscalité / rapport n° : AP-2025-12-01-103813

Thématique : Finances et administration générale